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Jérusalem

Perspective juive

« L’an prochain à Jérusalem » scande-t-on dans les textes liturgiques à la clôture de plusieurs fêtes juives.

Depuis la destruction du Temple de Jérusalem par les Romains en 70, le peuple juif fait inlassablement mémoire de la centralité de la ville sainte en citant le psaume 137 :

« Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite me refuse son service… ».

Le psalmiste ne se trompe pas : de génération en génération, cette prière est redite avec force, notamment à l’occasion d’événements joyeux.
Par ces mots, chaque Juif se souvient de sa mission dans ce monde, en lien avec le Lieu que Dieu a choisi. En effet, selon la tradition juive, c’est à l’emplacement du Temple, plus précisément dans le Saint des Saints, qu’ont eu lieu la création du Premier Homme et le Sacrifice d’Isaac. C’est donc un lieu de proximité et d’intimité entre Dieu et Son peuple, pour qu’il Le serve.

C’est pourquoi, au-delà de tous les enjeux que recouvrent cette terre, Jérusalem reste pour chaque Juif la direction de ses prières, personnelles, collectives et universelles, et l’inscription dans le temps et l’espace de la promesse divine faite aux enfants d’Israël.

Ecrit par Eliezer Schilt

Perspective chrétienne

Jérusalem, ville où “tout homme est né”, mais aussi, ville de toutes les divisions...

Toutes les Écritures, juives et chrétiennes, de la Genèse à l’Apocalypse, sont traversées par la vocation très particulière de Jérusalem, ou Sion, la présentant comme la ville que Dieu a choisie pour y demeurer, la ville où “ Dieu est là”, la ville où le Ciel et la terre se rejoignent.

Regarder le monde avec ce regard habité par Jérusalem, c’est comprendre et “voir” ce qui s’y passe…

« Or il adviendra dans la suite des temps, que la montagne du Temple de Dieu sera établie en tête des montagnes et s’élèvera au-dessus des collines. Alors des peuples afflueront vers elle, alors viendront des nations nombreuses qui diront: Venez, montons à la montagne du Seigneur, au Temple du Dieu de Jacob, qu’Il nous enseigne ses voies et que nous suivions ses sentiers. Car de Sion vient la Loi et de Jérusalem la parole de Dieu. » (Michée 4, 1-2.)

Et c‘est aussi de Jérusalem, à la Pentecôte, qu’est partie la première évangélisation, “jusqu'aux extrémités de la terre”.

Nous croyons que, puisque c’est à Jérusalem que notre “Histoire sainte” commune a commencé, c’est de là qu’il nous faut repartir pour un chemin commun.

« Je les conduirai à ma montagne sainte, je les rendrai heureux dans ma maison de prière…Car ma maison s’appellera ‘maison de prière pour tous les peuples’....avec ceux qui sont déjà rassemblés, j’en réunirai encore d’autres… » (Isaïe 56)

Ecrit par Agnès de Chillaz